Rencontre avec Jean-Philippe Combier, chercheur au Laboratoire de recherche en sciences végétales (LRSV)

Jean-Philippe Combier est directeur de recherche dans l’équipe « Peptides et petits ARNs » au Laboratoire de recherche en sciences végétales (LRSV) de Toulouse. Il travaille dans le domaine de la biologie moléculaire où il étudie les éléments régulant l’expression des gènes. Il est intervenu aux Rencontres Etonnant Vivant, le 12 juillet, accompagné de Serge Plaza, également directeur de recherche, pour y présenter ses derniers résultats de recherche.

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Jean-Philippe Combier accompagné de Serge Plaza, directeur de recherche au LRSV

© CNRS Aurélie Meilhon

 

« Mon parcours scientifique »

J’ai beaucoup hésité entre des études d’histoire ou de biologie, mais le côté trop littéraire des études d’histoire m’a poussé vers la biologie. La découverte, lors d’un stage de licence, du travail en laboratoire a été pour moi une révélation, et j’ai su à ce moment-là que je souhaitais poursuivre dans la Recherche. J’ai beaucoup travaillé, et j’ai eu la chance de rencontrer des personnes fabuleuses qui m’ont guidé, conseillé tout au long de ma carrière.

 « Mes recherches » 

L’ère de la génomique nous a appris qu’il y avait finalement assez peu de différences génétiques entre les espèces et que la spéciation s’explique probablement plus par des différences de régulations de l’expression des gènes que par la présence de gènes spécifiques (1% de différence entre l’homme et le chimpanzé). Dans ce contexte-là, j’étudie des éléments régulant l’expression des gènes, comme des microARN et des peptides. Alors que certains peptides (qui sont de petites protéines) sont connus depuis très longtemps, comme certaines hormones ou toxines, il existe encore de nombreux peptides à découvrir.

Notre objectif vise à identifier de nouveaux peptides, de nouvelles propriétés biologiques, avec deux enjeux : un enjeu fondamental pour mieux comprendre la biologie des peptides, et un enjeu appliqué avec l’identification de peptides actifs sur différents organismes (pour inhiber la croissance de micro-organismes ou améliorer la croissance des plantes). Ceci nous a d’ailleurs poussé à créer la start-up MicroPEP Technologies.

 « Ce que j’aime dans mon métier » 

Le métier de chercheur combine de nombreux aspects : réflexion, bibliographie, communication, travail expérimental, management, valorisation des résultats par la création d’entreprise, qui fait que chacun peut trouver et adapter son travail à ce qui lui convient le plus. De plus, le CNRS laisse beaucoup de libertés à ses chercheurs et crée donc un environnement très propice à l’innovation.

 

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Figure : Plants de Pétunia traités ou non avec un miPEP améliorant la floraison

© Jean-Philippe Combier

 

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