© Noémie Guitter

Aurèle Piazza

Prix Paoletti

Comment les cellules maintiennent-elles l’intégrité de leur génome au cours des générations ? Aurèle s’est intéressé à plusieurs aspects de cette vaste question biologique, d’abord durant sa thèse, obtenue en 2012 sous la direction d’Alain Nicolas à l’Institut Curie. Lors de son post-doctorat dans le laboratoire de Wolf-Dietrich Heyer à l’université de Californie à Davis, il étudie une voie universelle de réparation des cassures de l’ADN : la recombinaison homologue. En 2018 il obtient un poste de chargé de recherche dans le laboratoire de Romain Koszul à l’Institut Pasteur en 2018. En 2019 il obtient une bourse ERC Starting Grant grâce à laquelle il monte son laboratoire à l’Ecole normale supérieure de Lyon. Il y poursuit actuellement ses travaux en y intégrant la dimension de l’organisation spatiale du génome.

Un premier axe de recherche développé dans son laboratoire vise à déterminer le mécanisme multi-échelle encore mystérieux sous-jacent à la recherche, dans l’immensité du génome, d’une molécule d’ADN intacte identique à la molécule cassée qui sera utilisée comme modèle pour la réparation. Un deuxième axe de recherche s’intéresse aux régulations du mécanisme de réparation qui conduisent collectivement à l’association spatiale des chromosomes parentaux et leur ségrégation correcte lors de la première division méiotique. Ces recherches devraient permettre de mieux comprendre cette voie de réparation complexe des cassures de l’ADN, notamment impliquée dans la stabilité du génome et la reproduction sexuée.

 

Laboratoire de biologie et modélisation de la cellule (LBMC)
CNRS/ENS/Université Claude Bernard

Aurèle Piazza est également lauréat de la bourse ERC Starting Grant 2019