©Marc Grémillon 2017

Amélie BernardBiologie

Starting Grants

Laboratoire de Biogenèse Membranaire - CNRS / Université de Bordeaux

Après avoir obtenu une thèse en biologie végétale à l’Université de Bordeaux (2008-2011), Amélie Bernard a effectué un stage postdoctoral (2012-2016) au sein du laboratoire de Daniel Klionsky à l’Université du Michigan (Ann Arbor, USA). Au cours de son post-doctorant, Amélie Bernard a étudié la régulation de l’autophagie, un processus de dégradation et de recyclage intracellulaire ubiquitaire chez les eucaryotes qui promeut l’homéostasie des cellules et l’adaptation des organismes aux stress environnementaux. En 2016, Amélie Bernard obtient un poste de chargée de recherche au CNRS dans le Laboratoire de Biogenèse Membranaire à Bordeaux (UMR5200 LBM), où elle développe une nouvelle thématique visant à explorer le rôle des lipides membranaires dans les processus d’autophagie chez les plantes.

Le chainon manquant : comment les lipides membranaires interagissent avec les protéines ATG pour instruire l’autophagie chez les plantes - (LIP-ATG)

L’autophagie est un processus fondamental pour la vie des eucaryotes qui est indispensable pour l’adaptation des plantes aux stress. Au cours de l’autophagie, des vésicules membranaires spécialisées, les autophagosomes, encapsulent et acheminent du matériel intracellulaire vers la vacuole lytique. La biogenèse de ces structures est une étape clé de l’autophagie. Elle est régie par un groupe de protéines dédiées, appelées ATGs, et repose sur d’intenses événements de remodelage membranaire restant à ce jour mal compris. Dans ce contexte, le projet ERC LIP-ATG aborde la question cruciale de la biogenèse des autophagosomes chez les plantes en considérant le potentiel peu exploré des lipides comme composants fondamentaux de la structure, de l’identité et de la fonction des membranes de ces vésicules. Le projet combine des approches de lipidomique, de biologie cellulaire/moléculaire et de microscopie à haute résolution. Il vise à obtenir une vision intégrée et dynamique de la signature lipidique des autophagosomes au cours de leur formation, de l’implication des lipides dans leur ultrastructure ainsi que des mécanismes moléculaires par lesquels les lipides s’associent aux protéines ATGs pour contrôler l’autophagie et ses fonctions dans la physiologie des plantes.