Ginesislab : optimiser l'utilisation des données d'imagerie biomédicale

Résultats scientifiques

Le Groupe d'imagerie neurofonctionnelle de l'Institut des maladies neurodégénératives1, et la société Fealinx, inaugureront Ginesislab le 23 octobre prochain. Ce laboratoire commun permettra, à travers l'analyse automatique des données d'imagerie de milliers d'individus, de fournir des biomarqueurs, et à terme de prédire des risques de pathologie.

Analyser les images biomédicales de milliers d'individus pour comprendre la variabilité de l'organisation du cerveau, et différencier le normal du pathologique, est l'un des axes de recherche du Groupe d'imagerie neurofonctionnelle de l'Institut des maladies neurodégénératives 1. Pour gérer et exploiter au mieux cette grande base de données, le laboratoire a sélectionné le logiciel de PLM (Product Life Management) et s’est s'appuyé sur un spécialiste de l'intégration de ce type de système, la société Fealinx. Cette collaboration démarrée en 2013, sous la forme du projet ANR Biomist, a permis d'adapter au domaine médical une plateforme industrielle de gestion de données. Elle se poursuit avec la création d'un laboratoire commun, Ginesislab, qui bénéficie d'un soutien de l'ANR sur trois ans.

« Le laboratoire commun Ginesislab va développer des méthodologies permettant la création de biomarqueurs à partir des données brutes d'imagerie. Par ailleurs, l'objectif est aussi de mettre en place des interfaces utilisateur qui faciliteront l'accès des chercheurs à cette base de données », indique Marc Joliot, chercheur au laboratoire et co-directeur de Ginesislab. De son côté, la société Fealinx, qui assure la partie développement informatique de la plateforme, veut ainsi étoffer son offre en créant des outils de PLM pour le médical, avec en ligne de mire la montée en puissance de la médecine personnalisée.

 

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Avec un logiciel de PLM, dont la vocation première est de gérer le cycle de vie d'un produit industriel, Ginesislab bénéficie de la traçabilité des informations que procure ce type d'outil. La base de données biomédicales sera en effet constituée de données d'imagerie, mais aussi démographiques, psychologiques, protéomiques, génétiques..., et permettra de conserver l'historique des modifications sur ces informations ainsi que les liens entre les différents types d'informations. L'ensemble sera partagé par tous les chercheurs dans une base centralisée unique pouvant être accessible dans le cadre d’études multicentriques.

 

La création de ce laboratoire commun entre partenaires de longue date va permettre de passer à la vitesse supérieure. Le projet est désormais piloté par une direction commune, et un ingénieur d'étude à plein temps a été embauché, pour travailler notamment sur le développement et l’intégration des chaines de traitements de données, intégration qui sera valorisée sur une plateforme maintenue par la société Fealinx. A plus long terme, la création d’une équipe mixte axée, au-delà de la neuroimagerie, sur la médecine personnalisée du futur, est envisagée.

  • 1. CNRS/université de Bordeaux

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Philippe Boutinaud